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Menaces sur les fonds en euros

… et les Anglais n’y sont pour rien.

Le principe des fonds en euros

L’argument de vente des supports dits en « euros » est la sécurité du placement. Si le gain est incertain et minime, quoique jusqu’à présent supérieur à l’inflation pour la plupart des contrats, au moins le capital -et ses revalorisations successives- est garanti par l’assureur. Les sommes sont à l’abri des fluctuations des marchés financiers. Un autre avantage est la liquidité de ces contrats, également garantie par l’assureur, de sorte que l’adhérent peut procéder à des rachats à tout moment.

Selon ces principes, toute la difficulté pour l’assureur sera d’offrir des rendements compétitifs et d’être en mesure de tenir ses engagements sur ces fonds. Par conséquent, il lui appartient d’investir ces sommes sur des obligations assez solides, d’État ou d’entreprise, de façon à couvrir les futurs rachats.

C’est alors que se profile le risque de remontée des taux si son portefeuille compte de nombreux titres obligataires collectés sur un marché à faible taux.

Le risque de remontée des taux

Afin de soutenir l’investissement des entreprises, éloigner le spectre de la déflation, favoriser la croissance économique et, à terme, résorber les dettes souveraines, la BCE maintient sur le marché européen des taux extraordinairement bas, voire négatifs. Ce mouvement est actuellement aggravé par la crise du Brexit, mais, parallèlement, la demande d’assurance-vie en faveur des fonds garantis en euros est continue.

Le jour où inévitablement les taux vont augmenter, la valeur liquidative des portefeuilles d’obligations des assureurs reculera mécaniquement. Comme le capital de l’assuré est garanti, l’opération se soldera par une moins-value pour l’assureur, ce qui risque de le fâcher.

De plus, pour l’assuré, la tentation sera forte de réorienter son épargne vers des titres obligataires plus rémunérateurs. Dans le pire des cas, si consécutivement à une remontée des taux les assurés se bousculent au guichet, les assureurs-vie ne pourront pas faire face à ces rachats massifs. La garantie en capital sera bien respectée, mais dans le temps. Les épargnants récupèreront progressivement leur épargne et cet épisode se conclura pour eux par une perte de gain, non une perte sèche. En bref, le risque d’une remontée des taux, s’il survenait, se traduirait par un risque d’ « illiquidité ».

Cependant, le régime fiscal de l’assurance-vie dissuade ce genre de mouvement brusque et massif : la taxation des plus-values est assez sévère et il est dans l’intérêt des assurés d’attendre le 8e anniversaire de leur contrat puis d’en sortir progressivement s’ils ne veulent pas supporter l’impôt sur les plus-values en une seule fois. En pratique, on observe une grande stabilité des sommes placées en assurance-vie.

La fin programmée des fonds en euros

Le 13 juin, l’Assemblée Nationale votait le renfort de l’intervention du Haut Conseil de stabilité financière en matière d’assurances, inscrit dans le projet de loi « Sapin II ». Son article 21bis met fin au principe de liberté de fixation des taux par l’assureur. Le HSCF obtient le pouvoir d’imposer à l’assureur un taux inférieur à celui qu’il a attribué à son fonds en euros. Il pourra également restreindre l’emploi par l’assureur des réserves de plus-values du fonds pour améliorer l’intérêt servi.

Le projet de loi égratigne également la garantie de liquidité. Dans les périodes de fluctuations des taux obligataires, le HSCF pourra décider de suspendre la faculté des assurés de procéder à des retraits sur les fonds en euros. Autrement dit, en cas de crise, les sommes économisées seront bloquées.

Certes, ce n’est qu’un projet de loi, rien n’est encore définitif mais le ton est donné.

Déjà, un tournant a été pris sur la garantie du capital. Depuis janvier 2016, les contrats Generali Vie expriment la garantie du capital brute des frais de gestion, ceux-ci venant s’imputer chaque année sur les sommes investies. L’assureur justifie cette mesure par les périls identifiés par Solvabilité 2 qui envisage une plongée du taux de participation aux bénéfices sous les frais de gestion de la compagnie, ce qui risque de se produire si les rendements des fonds en euros s’affaissent à zéro.

Dans les pas de Bercy, l’Afer a voté ce mois de juin l’autorisation de transfert des plus-values latentes d’un fonds en euros vers un fonds Eurocroissance. Cette mesure vient à la rescousse de ces nouveaux fonds qui n’ont pas convaincu, peut-être parce que les versements ne sont garantis qu’à l’échéance des huit ans, une garantie différée donc. L’argument avancé pour promouvoir les fonds Eurocroissance est la perspective d’une meilleure performance avec la possibilité pour l’assureur de placer jusqu’à 30% du capital sur des unités de compte. Après l’affolement des marchés suite au Brexit, il n’est pas sûr que les épargnants le perçoivent comme un cadeau.

À l’évidence, la politique de taux faibles de la BCE s’est retournée contre les épargnants. Les fonds en euros, victimes de leur succès, ne rapporteront plus rien. Ils sont à présent vidés de leurs garanties au nom de la sécurité ce qui aboutit à une désagréable mutation : d’un placement réputé simple et sécurisé, l’assurance-vie devient un placement complexe et risqué.

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